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Médecine

Un laser pour mieux cicatriser

Sylvie Riou-Milliot observe dans Sciences et Avenir que « moins douloureuse, plus esthétique, une nouvelle technique laser mise au point en France améliore la cicatrisation des plaies ».
La journaliste se penche ainsi sur le Lash (Laser-Assisted Scar Healing), un laser portatif pesant environ 700 g qui induit une chaleur de 50 °C qui stimule les mécanismes naturels de cicatrisation après une opération.
Le Dr Alexandre Capon, chirurgien plastique, qui  a mis au point ce dispositif baptisé EkkyLite commercialisé par la société de photomédecine Ekkyo, observe qu’ au-dessous de cette température, on est inefficace, au dessus, on brûle.
Tout le long de l’incision, le chirurgien dispose une bandelette adhésive sur laquelle des puces communicantes (RFID) s’alignent tous les 2 cm. Chaque puce reconnaît le laser quand il se trouve dans la position voulue, ce qui autorise le tir.
Une lumière rouge est émise pendant 13 secondes, puis il faut déplacer le laser de puce en puce tout le long de la bandelette.

Alain Cornil, le PDG d’Ekkyo, précise que “quand cette température est appliquée au niveau du derme, on agit sur les processus de réparation et de régénération tissulaire par stimulation de la production de protéines dites de choc thermique. Ces composés produits par l’organisme ont un effet anti-inflammatoire et augmentent la synthèse de collagène par les fibroblastes.”

En pratique pour les patients, cela signifie des cicatrices moins rouges et moins douloureuses dans les 10 jours qui suivent l’intervention. Et une esthétique meilleure, 6 mois à 1 an après.
Seul  bémol : ce laser ne peut actuellement être proposé qu’aux peaux claires.
Serge Mordon, de l’Inserm, co-concepteur du dispositif, explique que pour les phototypes 5 et 6, la mélanine constitue à l’heure actuelle un obstacle pour l’absorption du rayonnement.