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Médecine

Un cadre à la médecine esthétique

esthetiqueMartine Perez aborde dans Le Figaro le « développement fulgurant de la médecine esthétique dans le monde occidental ».

Attirés par l’appât du gain, certains généralistes se sont tournés vers cette pratique lucrative, sans formation suffisante. A la suite d’accidents graves, la Direction générale de la santé vient de coordonner un rapport non encore rendu public, sur «Les actes à visée esthétique», qui cherche à faire «le ménage» dans ce milieu parfois obscur.

Martine Perez indique ainsi que le Pr Laurent Lantieri, chef du service de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne), a recensé au cours de 6 mois d’activité dans son service, des dizaines de cas de patients victimes de complications graves suite à des actes de médecine esthétique : 15 cas d’infections à mycobactéries atypiques liées à des pratiques de mésothérapies, 3 cas de nécrose tissulaire consécutifs à des injections pour lipolyse, 5 réactions à un corps étranger sévères après injection de produits de comblement non conforme…

Le rapport de la DGS précise que ces complications, dont la liste n’est pas exhaustive, représentent 85 consultations, 23 hospitalisations, soit plusieurs centaines d’euros en coût direct.

Le document relève en outre que l’examen des formations montre que certaines techniques enseignées ne sont pas scientifiquement validées, voire sont parfois dangereuses pour l’usager. Ces diplômes représentent une manne financière non négligeable pour les universités qui les autorisent et au sein desquelles ils sont dispensés sans contrôle du ministère de l’Enseignement supérieur.
Le rapport de la DGS propose de mettre en place une réglementation visant non seulement les produits utilisés, mais aussi les praticiens qui sont autorisés à les mettre en œuvre. Le rapport demande également qu’un système de recueil des effets indésirables des actes esthétiques soit élaboré et plaide pour une formation des généralistes validée par le ministère de la Santé.

Moralité : renseignez vous avant de vous laisser injecter d’importe quoi par n’importe qui ! On ne compte plus les erreurs et les ratés ! Tout acte de médecine ou de chirurgie esthétique est un acte médical qui comporte des risques : exigez de votre praticien, l’information et la preuve de sa compétence pour ces actes.