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Gériatrie

Soins palliatifs : une priorité

Cet article pour vous faire part des réflexions récentes du comité consultatif national d’éthique (CCNE) concernant les questions éthiques liées au développement des soins palliatifs.
Le CCNE note que chacun des systèmes de financement successivement mis en place à l’hôpital a induit des effets pervers.

En effet, avec le système de dotation globale, l’intérêt des établissements était de prendre en charge moins de malades. Il a été remplacé en 2004 par un système de rémunération calculée sur la base d’une tarification à l’activité, ou T2A, fleuron de la fabuleuse loi HSPT. Or, celle-ci pousse à effectuer plus d’actes ou à choisir des actes mieux rémunérés : plus les séjours sont courts, plus ils sont rentables.

Les effets redoutés de la T2A ont été rapidement observés dans les services palliatifs : sélection des entrées en fonction de la durée prévisible du séjour, discrimination de certaines maladies à évolution lente, de certains malades…

Le CCNE remarque que l’insuffisance de lits dédiés aux soins palliatifs, de même que la pénurie de personnels soignants, font que la situation actuelle n’est pas à la mesure des attentes. Il émet plusieurs recommandations : comme veiller à ce que la tarification continue d’être aménagée en prenant en compte des indicateurs de qualité spécifiques.

Il estime aussi qu’il faut favoriser «la tenue de réunions pluridisciplinaires», car «l’obstination déraisonnable est souvent une décision individuelle».
Le CCNE se prononce également pour la création d’emplois hospitalo-universitaires en médecine interne, option soins palliatifs, afin d’augmenter l’attrait de cette discipline et pour inclure l’enseignement de la culture palliative dans toutes les formations de santé.
Des mesures plus que necessaires dans notre pays qui commence à améliorer ces prises en charge qui sont trop souvent laissée de coté alors qu’elles sont primordiales !