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Gouvernement

Sécurité des circuits pour les médicaments

En réponse aux nombreuses critiques suite aux décès tragiques de 2 enfants liés à des erreurs d’administration de traitement médical, la ministre de la santé Roselyne Bachelot apporte quelques réponses pour sécuriser la distribution des médicaments.

« Les outils sont hétérogènes, parfois obsolètes et mal renseignés. L’information sur la disponibilité du système de soins n’est donc pas suffisamment accessible en temps réel. Je vais moderniser la régulation. Le futur directeur général de l’agence régionale de santé aura un pouvoir d’intervention (…) La diminution de l’activité de médecine de ville observée pendant les périodes de congé entraîne une augmentation du recours aux services d’urgence. Les patients ne sont peut-être pas suffisamment informés des possibilités à leur disposition et le 15 est engorgé par des appels qui ne concernent pas de véritables urgences ».
« Je présenterai une plate-forme téléphonique et Internet permettant une information directe des citoyens »

La ministre de la Santé a par ailleurs souligné que :

« la sécurisation du circuit du médicament dans les établissements de soins doit être améliorée. Il semble y avoir un besoin de référentiel pour les professionnels. L’informatisation est aussi un enjeu majeur ».

Roselyne Bachelot a ainsi indiqué qu’elle va « missionner un groupe d’experts afin d’auditer les défaillances du circuit du médicament et proposer un référentiel opposable et réaliste, incluant toutes les contraintes de sécurité, de fiabilité, de traçabilité que l’on est en droit d’exiger ».

Il y a en effet une dissociation entre les besoins médicaux aux niveaux des urgences et du SAMU qui sont engorgés (40% des appels ne correspondent pas à une véritable urgence médicale) et les moyens mis à la disposition des personnels de santé dans ces structures : manque de moyens, de place, désorganisation des équipe. Autant de facteurs qui mettent parfois en danger les patient…