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E-santé

Ruiné par son médicament anti-parkinsonien !

Voilà une bien étrange affaire révélée par le parisien la semaine dernière. Un flambeur Nîmois de 60 ans aimerait « récupérer la mise » car selon lui son médicament anti-parkinsonien serait la cause de « sa ruine ». Il réclame le remboursement des sommes perdues.

Voici ce que déclare Me Bruno Ferri, avocat du malade et de sa famille :

« un médicament aux effets secondaires atypiques, puisqu’il a créé une addiction aux jeux et aux sucreries »,
« Avant sa maladie, mon client grattait des jeux de hasard un peu comme tout le monde, c’est-à-dire deux à trois fois par an. A partir du moment où on lui a prescrit le médicament incriminé, il s’est mis à jouer de façon frénétique, et en cachette de ses proches. Il demandait des sous à tout le monde autour de lui, pour acheter des jeux qu’il grattait de façon impulsive. Il a dilapidé les sacrifices de toute une vie. Un autre malade atteint de Parkinson a réussi, en 2007 à Nantes, à faire condamner le médecin qui avait prescrit ce médicament et le laboratoire qui le met sur le marché »

D’après la famille le plaignant il aurait dépensé jusqu’à 1200€/jour et plus de 10 000€ en 6 mois rien qu’en jeux de grattage.
Par ailleurs, la famille reproche au médecin de ne pas les avoir prévenu de ce risque !

Selon le Dr. Bassem Ghiba, neurologue, cette « classe de médicaments est super-efficace pour soigner les parkinsoniens ». A son cabinet, il n’y aurait “qu’un seul cas sur plusieurs centaines qui présente des troubles d’addiction”.

En 2007 à Nantes, un autre malade atteint de la maladie de Parkinson avait réussi à faire condamner médecin et laboratoire dans le cadre d’une affaire similaire. Il avait dépensé 160 000 € en 18 mois !!!

Qu’en penser, d’un coté une famille ruinée, d’un autre un médicament qui pourrait avoir comme effet secondaire de rendre accro au jeu et aux sucreries ?
Ce débat est particulièrement intéressant dans la mesure ou il pourrait faire jurisprudence en la matière. Malgré l’existence d’un cas précédent, on se demande ce que la médiatisation de ce genre d’affaire pourrait avoir comme conséquence dans le monde du jeu.
Comment prouver qu’un médicament est responsable d’une telle addiction ? Qu’aurait fait le patient si il avait gagné ? et que feront les autres patients traité par le même médicament…