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Gouvernement

Obstacle aux mères porteuses

Petite revue de presse en vrac sur le sujet : 43 académiciens sur les 82 présents sous la Coupole ont voté contre la gestation pour autrui .

  • La Croix, rend compte des débats, citant notamment le gynécologue Roger Henrion, qui a déclaré que la question « dépasse le cadre de la médecine, c’est un problème de société », et a recommandé une « démarche d’évaluation ». De son côté, Jean-François Mattei a estimé que cette pratique « s’engage dans une déshumanisation de la maternité. Je suis vivement préoccupé, comme pédiatre, qu’un enfant puisse faire l’objet d’un contrat ! ».
  • Le Figaro relève également que « l’Académie de médecine dit non aux mères porteuses». Le journal cite la société savante, qui note que la gestation pour autrui « interpelle avant tout la société et relève de la décision du législateur ». L’Académie estime néanmoins qu’il lui «appartient d’apporter tous les éléments concernant les complications que pourrait entraîner une éventuelle reconnaissance législative, complications et situations complexes contre lesquelles elle met en garde».
  • Libération indique pour sa part que « des associations de défense de la GPA étaient auditionnées hier » par la mission d’information sur la révision des lois bioéthiques, à l’Assemblée nationale. Le journal relève que ses « partisans ont, au fil des ans, rallié beaucoup de monde à leur cause. Mais hier leur position était affaiblie ». Le quotidien souligne notamment que « la semaine dernière, Roselyne Bachelot s’y est déclarée hostile ».

Que d’hostilité et de mots forts en violence “déshumanisation” pour une pratique qui existe dans d’autres pays loin d’être sous developpés et qui permettent un alternative à certains couples pour pouvoir enfin se réaliser dans la parentalité. Difficile de ne pas entendre les arguments contre, de nombreuses questions se posent : un contrat ? Quel prise en charge psychologique pour la mère qui va “abandonner” le bébé qu’elle porté ? Quels critères de choix pour les parents ?

Et puis, interrogeons nous sur les dérives auxquelles cette pratique ouvre la porte : Utérus sur Ebay ? Mère porteuse professionnelle cherche foetus pour 9 mois ?

Nous ne sommes à mon avis qu’aux prémices de la discussion et sans une legislation stricte concernant les modalités et une forte reflexion éthique, on n’est pas prêt de voir naître le premier bébé porté en France. La formule existe pourtant ailleurs, et certains couples ne nous ont pas attendu pour en profiter !