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Gouvernement

Baisse de la densité médicale et nouveaux déserts médicaux !

Dans une étude intitulée : La démographie médicale à l’horizon 2030 : de nouvelles projections nationales et régionales le gouvernement français arrive à de drôles de conclusions (^^)… aurait ‘il depuis plusieurs années négligé la formation et la répartition des médecins sur le territoire. Entre impuissance et catastrophe annoncée, le gouvernement réalise.

Selon les nouvelles projections de la DREES (Direction de la recherche, des études,de l’évaluation et des statistiques), le nombre des médecins devrait baisser de près de 10 % au cours des dix prochaines années.

Au-delà, l’évolution de la démographie médicale dépendra largement des décisions publiques prises aujourd’hui et de l’évolution des choix individuels des jeunes médecins. Son niveau actuel devrait être retrouvé en  2030.

Dans ce scénario, malgré un fort relèvement du numerus clausus jusqu’à 8 000 en 2011, le nombre de médecins en activité ne retrouverait son niveau actuel qu’en 2030. La baisse des effectifs serait moins marquée pour les généralistes que pour les spécialistes, mais les évolutions seraient très contrastées d’une spécialité à l’autre.

La Sécurité sociale avait indiqué à la mi-décembre qu’elle consulterait le gouvernement sur des propositions soutenues par la CSMF et incitant, y compris financièrement, des médecins “volontaires” à exercer dans des régions rurales peu peuplées ou des banlieues défavorisées. Nous en parlions il y a quelques temps : dans un billet consacré au repeuplement des déserts médicaux ou dans celui consacré à  une prime au mérite pour les médecins généralistes.

“En matière de prévision, mieux vaut être prudent. Le mode de vie de la profession change: on travaille 50 heures par semaine contre 60 en 1977. Et deux-tiers des reçus au concours de fin de première année en médecine sont des femmes, qui s’installent plus facilement en ville”, ajoute M. Chassang.

La baisse de la démographie médicale est une réalité et de nombreux déserts médicaux devrait apparaitre (ou s’accentuer) dans les années à venir !

Sources :  sante.gouv.fr / lemonde.fr

Discussion

Une Réponse pour “Baisse de la densité médicale et nouveaux déserts médicaux !”

  1. MÉDECIN, QUAND REVIENDRAS – TU ?

    Témoignage

    216 pages édité chez Beaudelaire en mai 2011

    Résumé

    Ce roman a le goût de la réalité, du réalisme sauvage et dérangeant… et nous fait passer du rire aux larmes devant le triste tableau des conditions d’exercice d’un métier sans concessions. Il n’est pas possible d’ignorer alors que son auteur est médecin lui-même ! Il nous révèle un monde de souffrance et d’espérance, le tout écrasé par une dictature administrative que nous ne soupçonnions pas. Il nous pousse à nous révolter contre cette entreprise de démolition de la médecine libérale, qui, autrefois, faisait la fierté de notre spécificité française, tout comme les libertés individuelles, de plus en plus menacées par un état devenu difficilement supportable. Bien entendu, les noms des lieux et des personnages sont fictifs pour respecter le secret médical : « Toute ressemblance avec des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite ». On peut toujours essayer de se rassurer avec un : « Ça n’est pas près d’arriver en France ! ».

    Mon ressenti

    Un médecin de ville vient s’établir en campagne pour pouvoir lui-même vivre du métier qu’il a choisi. Il embarque toute sa famille et vient par une nuit, dans un coin reculé de France s’installer dans un tout petit village charmant perché en Ardèche.
    C’est avec plaisir que l’auteur raconte ses hommes et ses femmes, ses familles, qu’il a côtoyé pendant 20 ans : des souvenirs heureux comme malheureux, des drames mais sans jamais tombé dans le voyeurisme ou dans un étalage spectaculaire d’accidents en tout genre.

    Etre un médecin de campagne implique de mettre les mains dans le cambouis, de ne pas compter ses heures, d’être disponible et de faire acte de présence à tout moment, cela touche à la vocation. Mais au-delà de cette vision, c’est surtout tisser des liens forts, de gagner la confiance, d’accepter les us et coutumes, de s’adapter tous les jours, car rien n’est gagné.

    Médecin de campagne, un métier en voie de disparition et pourtant tellement nécessaire : nous n’habitons pas tous en ville ! Je rejoins tout à fait l’avis de Robert sur ce « désert médical », sur cette administration qui récompense la quantité à la qualité, le rendement à la relation… et Hippocrate dans tout cela ! J’habite en zone rurale, il y reste quelques médecins de campagne et de famille qui se déplace encore, mais ce sont les derniers : les regroupements de médecin en cabinets médicaux fleurissent en ville !

    J’ai la chance d’être suivi par un de ces médecins et nous avons parfois de longues discussions sur son choix professionnel entraînant des choix de vie, sur ses batailles lorsque son cabinet est vide ! Il est clair que je n’aurai pas fait les mêmes choix.

    De même que je trouve admirable la place de la femme du médecin, de leurs enfants : car les sacrifices de l’un rejaillissent forcément sur tous. Quels prix sont à payés ?
    Avec humour, amour et recul, Robert nous dépeint ses hommes et ses femmes, dresse le tableau de sa patientèle, de celui de sa famille, de leur isolement, de leur ras le bol.

    J’aurai aimé approfondir parfois ce lien fort entre son médecin et son patient, cette relation tissée sur 20 ans dépasse à elle seule, la simple anecdote.
    Le médecin a quitté la région aujourd’hui, il doit prendre soin de lui aujourd’hui ! Est-ce le prix à payer pour avoir donné tout ce qu’on a dans les tripes ?

    A découvrir

    Publié par robert escande | 16 mai 2012, 10 h 46 min

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