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Prévention

Les promesses de la 3D dans l’ostéoporose

Les progrès dans l’imagerie médicale et une nouvelle molécule devraient permettre de mieux dépister et soigner cette pathologie de l’os, mal diagnostiquée, et responsable de plus de 15 000 décès chaque année en France.

Le magazine Science et Avenir se penche  dans son dossier spécial sur l’imagerie en volume d’un scanner très performant, uniquement utilisé pour l’instant à des fins de recherche. Baptisé Xtreme CT et mis au point par la firme suisse Scanco, cet appareil est disponible sur environ 40 sites dans le monde, dont le CHU de Saint-Etienne.

La résolution de ce scanner est d’environ 80 micromètres, ce qui permet de rendre compte avec précision de la microarchitecture osseuse. Le déroulement de l’examen est simplissime : la machine présente un petit orifice dans lequel il suffit de glisser un membre, le bras ou la jambe. Trois minutes après, les images sont traitées par un logiciel adapté. Reconstruites, elles apparaissent à l’écran. Le résultat est étonnant : une portion d’os fragile, ostéoporotique, apparaît comme une éponge plus ou moins trouée. Il est alors possible d’examiner avec précision les travées osseuses, de les compter, de mesurer leur espacement, d’apprécier leurs interconnections.

Notons toutefois qu’avec les bons traitements, le risque de fracture peut diminuer de moitié mais cette maladie évolue silencieusement sans douleur. Après une première fracture, 8 femmes sur 10 ne subissent pas d’examen et ne suivent pas de traitement.

Les femmes ont en effet une connaissance très théorique de la maladie,  mais elles sont dans le déni total quand elles se fracturent bel et bien quelque chose.

Quant aux acteurs du parcours de soin : quelques hôpitaux seulement ont mis en place une filière ostéoporose qui permet de recontacter les femmes qui ont présenté une fracture. Les médecins généralistes, quand ils pensent au dépistage, ne se contentent hélas que de traiter. Il s’agit pourtant d’une maladie chronique qui nécessite l’éducation de la patiente (au féminin car le plus souvent une femme…) et la prise en charge pluridisciplinaire au long cours.

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