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Gouvernement

André Grimaldi demande le retrait de la partie hôpital du projet de loi Bachelot

Nous parlons régulièrement de la loi “Hôpital, patients, santé et territoires”, si dans cette loi certains choses sont intéressantes (gestion territoriale de la Santé, une collaboration entre les hôpitaux sur un même territoire, la création de maisons de santé, l’éducation thérapeutique…), il reste de nombreux points qui ne correspondent pas du tout à nos attentes et en particulier “le volet hospitalier“…

Le volet hospitalier vas dans le sens de la rentabilité de l’Hôpital Public d’où le concept “d’hôpital-entreprise” ! Une pétition a été faite pour séparer le “le volet hospitalier” du reste de la loi… !

Le professeur André Grimaldi (Professeur de médecine à Paris, Chef du Service de Diabétologie à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière) et Gérard Vincent (délégué de la Fondation Hospitalière de France), sont les invité du 7/9 de France Inter.


Discussion

4 Réponses pour “André Grimaldi demande le retrait de la partie hôpital du projet de loi Bachelot”

  1. Une pétition vient d’etre mise en ligne par le nouvelOBS : Je soutiens l’appel des 25 “contre la mort de l’hôpital public”

    Publié par Vincent | 21 avril 2009, 1 h 09 min
  2. Résumons vingt  années d’évolution de la tarification dans les cliniques privées.
    Autrefois, du temps du paiement à l’acte et au prix de journée, le séjour du patient était facturé à l’assurance-maladie en fonction des actes effectués ( actes techniques, frais d’intervention, etc..) et du prix de journée, prix unitaire multiplié par le nombre de journées.
    Un séjour à la clinique était automatiquement rentable, pourvu que le taux d’occupation des lits soit maximal (tentation de garder le patient un peu plus longtemps) et qu’on multiplie les actes (tentation d’actes arbitraires et inutiles).
    Puis vint la T2A, qui attribue à l’établissement un forfait, en fonction de la pathologie à traiter, avec lequel il doit se débrouiller pour effectuer la totalité de la prestation de soins,  même si l’on est obligé de prolonger l’hospitalisation, du fait de complications, ou de faire des actes supplémentaires, qui ne sont pas prévus dans le forfait.
    Gérard Vincent commet un contresens manifeste en déclarant que la T2A favorise les actes injustifiés et le Pr GRIMALDI devrait s’informer avant de prétendre que les prises en charge dans le privé ne sont pas éthiques et marquées par la multiplication des actes inutiles.

    La réalité, c’est que la T2A, à laquelle les cliniques privées ont été soumises  sans pitié et sans période d’adaptation, avec une approche du type  “marche ou crève”, a été un fantastique moteur d’amélioration et de progrès, y compris en matière de lutte contre les mauvaises pratiques mentionnées ci-dessus, et il est vrai que les cliniques survivantes sont des championnes en matière de productivité.

    Non, monsieur Grimaldi, la réussite du privé n est pas la défaite de l’éthique médicale, mais simplement le résultat d’un traitement de choc auquel vous, hôpital public,  ne voulez pas vous soumettre, avec toutes sortes de prétextes, alors même que la convergence de la T2A pour le privé et le public était annoncée depuis plus de dix ans et laissait à l’hôpital public le temps de l’adaptation.

    Pourquoi l’assurance-maladie contre laquelle vitupère Gérand Vincent, en se demandant pourquoi elle ne fait pas le ménage chez ces ripoux du privé, devrait-elle continuer à payer une appendicectomie plus chère dans le public que dans le privé ?
    L’éthique du financeur public, n’est-ce pas de vous demander des comptes en matière d’emploi des deniers publics ?

    Qu’est-ce que cette éthique médicale qui vous mettrait au-dessus de cette obligation ?
    Il est clair que j’exclus de mon propos  la prise en charge des pathologies rares et  les disciplines qui sont les chasses gardées de l’hôpital public, ( transplantation,  neurochirurgie, etc..) ou même les spécialités médicales, dont la diabétologie, où le secteur privé ne dispose tout simplement pas d’autorisations ou de façon marginale,  et n’est donc pas en concurrence avec l’hôpital public, et le Pr GRIMALDI pourrait régler ses comptes en direct avec l’organisme financeur, qui, peut-être, rémunère insuffisamment les activités de l’hôpital dans ces disciplines, mais pourquoi  jeter la suspicion sur les médecins du privé, dont beaucoup exercent dans le secteur un de la convention, sans dépassements d’honoraires ?

    N’ avons-nous pas vu dans la rue récemment, des mandarins dont les tarifs de la consultation privée n’ont rien à envier aux dépassements d’honoraires des chirurgiens du secteur  privé.
    Que savez-vous par ailleurs des revenus nets des chirurgiens du privé, de la réalité économique qui existe derrière les chiffres de revenus bruts qu’on étale dans les médias ?

    Appliquez-vous à vous-mêmes le cahier des charges du serment d’hippocrate, donner au patient le meilleur soin au meilleur coût, et demandez vous si les émoluments qu’on vous donne sont bien employés pour parader dans les médias et effectuer votre promotion personnelle sur une scène médiatique où vous ne seriez pas le premier à perdre vos repères. Quel temps passez-vous auprès du patient, sans les caméras, monsieur le professeur, c’est l’unité de mesure à partir de laquelle vous pourrez nous donner des leçons…

    Publié par fourphil | 30 avril 2009, 21 h 30 min
  3. Merci pour cette belle analyse de vingt  années d’évolution de la tarification et d’avoir répondu aux propos du Pr GRIMALDI

    C’est certain que le problème n’est pas si simple, le gouvernement fait tout actuellement pour trouver des solutions, le problème c’est qu’il n’est pas facile de satisfaire tout le monde tout en tenant compte du contexte économique (qui n’a pas été si différent ces 20 dernières années).

    Le combat public-privé, n’en finira pas entre la chasse gardée des uns et les honoraires des autres…

    Publié par Vincent | 2 mai 2009, 22 h 18 min

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  1. […] (nous n’y reviendrons pas dans ce billet), et si certains points sont évidement bons, les réactions du corps médical et des différents syndicats donnent le ton en ce qui concernes certains d’autres aspects (et […]

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