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Don d'organe

Banque de sang de cordon : une clarification s’impose !

banque de sang de cordonVoici un appel à la raison lancé par l’agence de biomédecine.
Conserver le sang du cordon de son enfant dans une banque pour le soigner avec ses propres cellules au cas où il serait malade plus tard n’a pas de fondement scientifique.
En revanche, le sang de cordon ombilical permet aujourd’hui de sauver la vie de patients atteints de maladies hématologiques graves (cancers, lymphomes, leucémies…).
Le sang de cordon est riche en cellules souches sanguines, qu’on trouve aussi dans la moelle osseuse. Le don, anonyme et gratuit, se fait juste après l’accouchement. Il est sans risque et sans douleur pour la mère et l’enfant. En 2008, 246 patients ont reçu une greffe de sang de cordon en France. Ce chiffre est en constante augmentation depuis des années.
Devant l’apparition de diverses sociétés privé qui collectent le sang de cordon ombilical, une clarification s’impose :

  • Le sang de cordon sert à soigner de nombreuses maladiesLa greffe de sang de cordon a la même utilité que la greffe de moelle osseuse (dont on sait que les dons sont largement insuffisant), elle sert à soigner des maladies graves du sang chez des enfants et des adultes (leucémies, des lymphomes, myélomes, mais aussi des maladies génétiques, tels la drépanocytose, les thalassémies, les déficits du système immunitaires).

  • Ce sont les mêmes cellules, présentes dans la moelle osseuse et dans le sang de cordon, qui soignent les malades : les cellules souches hématopoïétiques (CSH), celles qui donnent naissance aux cellules sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes).
  • Le sang de cordon, dernier recours pour certains malades : lorsqu’une personne a besoin d’une greffe de CSH, on recherche parmi ses frères et sœurs un donneur compatible. Si aucun ne répond à ce critère, les médecins font appel au Registre France Greffe de Moelle (en savoir plus). Dans certains cas, on ne trouve aucun donneur compatible là non plus. Les médecins sollicitent alors une banque française de sang de cordon car les CSH de ce sang requièrent une compatibilité moindre entre donneur et receveur que les CSH issues de la moelle osseuse.
Le Réseau Français de Sang Placentaire (RFSP), garant de l’excellente qualité des greffons français. L’Agence de la biomédecine assure son pilotage stratégique. Ce groupement a permis des avancées majeures, notamment en termes de critères de qualité des greffons de sang de cordon.
Les banques sont hébergées par des CHU, où les patients sont greffés, par des sites de l’Etablissement Français du sang (EFS) ou par les Centres de Lutte Contre le Cancer. Les banques sont intégralement financées par des fonds publiques.
En France, le don de CSH est volontaire, anonyme et gratuit, comme le proclame la loi de bioéthique de 2004.
Les informations relatives au don de sang de cordon et au Réseau Français de Sang Placentaire sont disponibles sur le site de l’Agence de la biomédecine à l’adresse suivante : agence-biomedecine.fr/don-et-la-greffe-de-sang-placentaire

Discussion

2 Réponses pour “Banque de sang de cordon : une clarification s’impose !”

  1. Oui en France on peut faire don du sang du cordon ombilical à la naissance à condition d’en avoir été informée (ce qui n’arrive que très rarement), d’habiter au bon endroit (chance infime)et d’accoucher à des heures précises et hors week-end. En résumé les futurs parents ont peu de chances de faire un don solidaire à moins de s’adresser à une banque privée.

    Publié par Mathilde Keller | 1 février 2010, 11 h 55 min
  2. Conservation du sang placentaire et santé. Quel modèle, quels enjeux ?
    Date : 25 mars 2010, 20h00
    Lieu : Université de Franche-Comté, UFR SJEPG, Faculté de droit, Amphithéâtre Fourier, 45 D, Avenue de l’Observatoire, 25000 Besançon
    Entrée libre et gratuite

    Intervenants :
    ➢ M. Damien Meslot , Député du territoire de Belfort, auteur de la proposition de loi n° 1938 relative au prélèvement et à la conservation des cellules souches
issues du sang de cordon ombilical
    ➢ Pr. Pierre Tiberghien, Directeur de l’EFS Bourgogne-Franche-Comté et de la banque publique de conservation de sang placentaire de Besançon, INSERM-Université de Franche-Comté
    ➢ Dr. Nico Forraz, Directeur général de la société Cryosave France
    ➢ Me Thomas Roche avocat au Barreau de Lyon, spécialiste de droit biomédical
    ➢ Pr. Emmanuel Picavet, philosophe, Université de Franche-Comté.

    Les débats seront animés par M. Jean-René Binet, Directeur du Master droit privé général de l’Université de Franche-Comté.

    Publié par Master droit privé général de Besançon | 12 mars 2010, 11 h 41 min

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