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Alcool

Alcool et cancer : la riposte des viticulteurs

vin rougeRetour sur la brochure “Nutrition et prévention des cancers“, adressée aux médecins généralistes le mois dernier, (j’avais un écrit cet article à ce sujet : alcool et cancer ) pour constater que  l’exaspération des viticulteurs français ne s’est pas apaisée.
Cette étude scientifique éditée par l’Inca est désormais visée par un recours administratif gracieux adressé au ministère de la Santé.

Le Figaro cite le président du syndicat des vignerons indépendants de l’Hérault : « Nous demandons à ce que la diffusion de cette brochure soit suspendue et que toutes les erreurs concernant la consommation modérée de vin soient corrigées ».
Le Figaro rappelle que cette brochure « émet une série de recommandations nutritionnelles. Elle montre notamment que la consommation d’alcool augmente le risque de cancer – de 9 à 168 % selon la localisation de la maladie. Et ce, à partir d’un verre par jour ».

Raphaëlle Ancellin, en charge du programme nutrition et cancer à l’Inca (Institut National du CAncer : Structure qui coordonne l’ensemble des acteurs de la cancérologie et donne une visibilité internationale à la politique de recherche), a précisé que ces conclusions, fondées sur plus de 500 études, sont issues d’une expertise collective internationale.

Sur le plan juridique, l’association fonde son recours gracieux sur l’absence de validation de la brochure par l’Académie de médecine.
Sur le fond, les viticulteurs reprochent surtout au ministère de la Santé «un procès à charge fait au vin, dont les effets bénéfiques sont totalement occultés».
Le Figaro relève ainsi que les vignerons ont reçu le soutien de médecins réputés, dont le Pr Debré, chef du service d’urologie à l’hôpital Cochin, qui parle d’« étude sans queue ni tête, sans réel fondement scientifique ».
Le Nouvel Observateur observe également que « depuis que l’Inca a condamné la dive bouteille, la bataille fait rage entre les hygiénistes et les défenseurs de la viticulture ».

Que faut il en penser ? Personnellement j’irai jusqu’à penser que cette information est trop lourde de conséquence pour le lobby de l’alcool en France, et qu’au delà des enjeux économiques, c’est un problème culturel qui se pose ! Le petit verre de rouge fait partie du quotidien des français et fait leur réputation dans le monde entier, que devient-on sans ?