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Grossesse

Amendements pour un meilleur accès à l’IVG

ivgLe Figaro revient sur l’examen du  projet de loi «Hôpital, patients, santé, territoires» à l’Assemblée nationale, notant que la députée Bérengère Poletti « vient de déposer un ensemble d’amendements » pour assurer « une meilleure information sur la contraception et une meilleure formation des médecins ».

Selon la députée :« l’accès à l’IVG serait menacé. Les restructurations hospitalières, qui se traduisent par la fermeture de cliniques qui effectuaient des avortements, l’effectif décroissant des gynécologues qui réalisent l’avortement et le désengagement des établissements de santé privés au sujet de cette pratique expliqueraient le phénomène ».

Le Figaro ajoute qu’il y aurait dans certaines régions de tels « embouteillages » que le délai légal d’intervention de 12 semaines serait souvent dépassé, laissant un nombre non négligeable de femmes dans une situation délicate.
Malgré la consommation de contraception la plus importante d’Europe, la France compte plus de 200 000 avortements par an, soit le double de l’Allemagne. Et il augmente ces dernières années chez les adolescentes.
Pour le Dr Marc-Alain Rozan, président du Syndicat des gynécologues obstétriciens de France, c’est le manque d’information qui est la principale cause de cet échec.
Les amendements prévoyant notamment que le deuxième cycle des études médicales comprenne un enseignement portant spécifiquement sur la contraception et l’interruption volontaire de grossesse, mais aussi que les moyens d’accès à l’IVG soient fixés de façon obligatoire et coordonnée par le schéma régional d’organisation des soins, seront étudiés en séance publique la semaine prochaine.

Aujourd’hui 2 femmes sur 10 ont subi un avortement… Un acte médical qui n’est pas à prendre à la légère, car il comporte des risques et peut être vécu comme un traumatisme par les patientes. Le nombre d’IVG de “confort” est en constante augmentation et les “récidives” sont fréquentes… Gare aux dérives !

Les portes des planning familiaux sont ouvertes à toutes pour accéder aux informations et aux moyens de contraception.