Nouveau vaccin antipaludéen : essais encourageants
Le plasmodium falciparum, parasite responsable du paludisme est responsable d’une morbidité et d’une mortalité importante.
Les mesures de lutte contre cette maladie sont essentiellement préventives et bien que des progrès aient été réalisés grâce aux moustiquaires imprégnées et aux traitements à base d’artémisine, la mise en place d’un vaccin, sûr, efficace et abordable est nécessaire pour transformer la lutte contre cette maladie.Le vaccin RTS,S est composé à partir d’une partie de l’enveloppe du parasite. Il a premièrement été testé avec l’adjuvant AS02A et a montré un taux de protection de 30% chez des enfants de 1 à 4 ans. Les chercheurs ont voulu étudier l’efficacité du vaccin avec un adjuvant plus immunogène, le AS01E, chez des enfants de 5 à 17 mois.
Au total, 894 enfants ont été randomisés en 2 groupes. Parmi les 809 enfants ayant suivi toute la procédure (3 doses de vaccins et ensemble des données), 402 ont reçu le nouveau vaccin et 407 un vaccin contre la rage. A partir de 2 semaines après la 3ème dose, le nombre de cas cliniques de paludisme à plasmodium falciparum (analyse per-protocole) était de 32 dans le groupe RTS,S (7,9%) et 66 (16,2%) dans le groupe vacciné contre la rage.
Ajusté sur l’ensemble des covariables (type de moustiquaires, âge, distance du dispensaire et village), le taux d’efficacité vis-à-vis du premier ou du seul accès palustre était de 53%. En intention de traiter, les taux d’efficacité ajustés n’étaient pas calculés. Sans ajustement, la protection était de 49% . Ces résultats sont encourageants. Ils devront, toutefois, être confirmés par des études de phase 3 à plus grande échelle, dans d’autres zones géographiques et à plus long terme.
Selon l’OMS, le paludisme pose aujourd’hui un problème de santé publique dans plus de 90 pays représentant au total quelque 2,4 milliards de personnes, soit 40 % de la population mondiale. L’incidence mondiale de la maladie est estimée à 300-500 millions de cas cliniques par an et le paludisme est responsable chaque année d’un million de morts, soit plus que toute autre maladie transmissible. Des essais encourageants qui apportent de nouvelles perspectives quant à ce fléau.





En espérant que les gouvernement fassent bouger les choses !
Le paludisme est une catastropphe pour tous les pays en voie de développement.