Pour avoir vécu des situations de communication difficile aux urgences, genre interrogatoire dans mon espagnol niveau lycée, ou communication avec les mains car je ne maitrise pas le malien, ou encore récemment, le chti… Je dois dire chapeau à l’équipe qui a pensé et réalisé le nouveau Kit de communication dont sont équipées désormais certains services d’urgences. Je pense barrière de la langue, mais cet outil est également pratique quand il s’agit de communiquer avec un patient victime d’AVC ou d’un handicap entravant le dialogue.

Mis au point par la mission handicap de l’AP-HP, le kit a été testé en avant-première dans de grands hôpitaux comme Robert-Debré, Saint-Antoine, Tenon, Lariboisière et Cochin. Le verdict est clair : le classeur en a fait un carton !
Il est en effet en plastique pour pouvoir être désinfecté comme il se doit, les services d’urgences étant un grand lieu de passage, ils sont également grands pourvoyeurs d’infections.

Comment ça marche ?
Présenté sous forme de triptyque, il se compose d’un tableau de pictogrammes permettant au patient de s’exprimer au cours de l’examen (j’ai chaud, j’ai soif, j’ai mal, …), de feuillets mobiles traduisant également sous forme de symboles les questions les plus souvent posées lors d’un examen médical (depuis combien de temps avez-vous mal ? avez-vous de la température ? …) et d’outils permettant de compléter les questions ou d’apporter une réponse (oui – non, Abécédaire, échelle de douleur,…). Les logos des feuillets mobiles sont notamment sous-titrés en russe, tamoul, chinois mandarin et arabe, langues pour lesquelles il est parfois difficile de trouver, en situation d’urgences, un interprète.

Les diagnotics deviennent alors plus précis et les caractères urgents sont mieux détectés. Au final nous pourrons mieux cibler nos interrogatoires en étant sûrs d’être compris… Reste que ce sont parfois les patients qui ne savent pas répondre : traitement, antécédents, allergies…

Prochaine garde jeudi, jvous dira kwa comme on dit chez moi !