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Gouvernement

Testing chez les professionnels de santé !

« Outil de travail des traqueurs de comportements discriminatoires, le testing a déjà fait son entrée dans les secrétariats et cabinets médicaux », rappelle Le Quotidien du Médecin
Le projet de loi «Hôpital, patients, santé, territoires» autorise l’organisation de tests chez les médecins généralistes, spécialistes ou dentistes suspectés de discrimination à l’encontre de patients.

Objectif du testing chez les professionnels de santé ?

testingLes députés ont adopté une disposition (article 18 du projet de loi «Hôpital, patients, santé, territoires») reconnaissant l’utilisation du testing auprès des médecins et autres professionnels de santé.

L’objectif est de mettre en cause ceux qui refuseraient de soigner un patient titulaire de la CMU (couverture maladie universelle), de l’AME (Aide médicale de l’Etat) ou en raison de ses mœurs ou de son origine afin de « démontrer l’existence du refus discriminatoire »

Concrètement, le patient s’estimant victime d’un refus de soin illégitime devra saisir l’organisme local d’assurance maladie ou le conseil départemental de l’ordre concerné (médecins, dentistes…). L’organisme pourra mettre en place des tests aléatoires, organiser une conciliation, et prononcer une sanction financière.

Testing chez les médecins, une décision qui «jette le discrédit»

Michel Chassang, président du syndicat de médecins CSMF, déplore « un acharnement », une décision qui « jette le discrédit » sur sa profession. Il rappelle que les cas de discriminations restent ultra-minoritaires. Cela reste « inadmissible, mais de là à tester les médecins à leur insu … », explique-t-il.

Le vice-président de MG France s’interroge sur les conséquences de cette pratique : « On va se mettre à douter de la réalité des maux des patients, or la relation avec ceux-ci est basée sur la confiance ». Le testing doit donc être l’ultime recours à ses yeux.

Sources : lefigaro.fr