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Pédiatrie

Salles d’attente des pédiatres : le bouillon de culture

On s’en doutait un peu, la science le prouve : des travaux américains parus dans le Pediatric Infectious Disease Journal, nous montrent que les jouets de ces antichambres peuvent être sources d’infections.
Ces travaux ont notamment porté sur le picornavirus, à l’origine du simple rhume et de certaines gastro-entérites. Les infections prédominantes etant majoritairement ORL.
Les chercheurs ont prélevé des échantillons sur des jouets avant et après nettoyage par une lingette antiseptique. Or, même après nettoyage, certains virus restent détectables sur 20% des jouets.

Les médecins rechignent à évoquer cette question de l’hygiène de leurs salles d’attente, la jugeant culpabilisante, et préfèrent insister sur les contaminations dues aux rapports interhumains, principale cause des échanges viraux. Il a d’ailleurs été difficile de voir les revues quitter les salles d’attente durant l’épidémie de grippe A malgré les recommandations.

Des solutions ?
Certains proposent la décontamination chirurgicale… Hors de propos… D’autres le port du masque… On a vu ce que ça a donné pendant l’épidémie de grippe A… La France n’est pas prête pour les masques. lire 24h avec un masque

  • Du côté des médecins : quelques règles simples pourraient être respectées, comme ne pas surcharger les salles d’attente en période épidémique, recevoir en priorité les malades qui toussent et qui ont de la fièvre.
    Ou encore aménager des horaires spécifiques pour que ceux qui viennent pour un vaccin ne croisent pas ceux qui souffrent d’une bronchiolite ou d’une angine.
  • Du coté des familles : évitez d’amener toute la fratrie dans la salle d’attente du pédiatre quand un seul enfant est malade, sinon ils le seront bientôt tous !