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Médecine

La recherche médicale : le net ne manque pas de ressources !

La recherche en médecine générale et la FMC (formation médicale continue) sont un des enjeux majeur pour assurer la qualité des soins. Le développement des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) ont largement fait évoluer les habitudes des médecins, mais le chemin reste encore long…

Le partage d’expérience reste la « clé de voute » de la bonne utilisation de la connaissance médicale.

Internet est né pour des besoins militaires, mais c’est l’aspect universitaire qui a permis son expansion. Facebook est né sur le campus de l’université de Harvard ». Quelles que soient les les intentions de Mark Zuckerberg lors de sa création, c’est la mise en réseau des étudiants et des universités qui a permis son développement mondial.

Ces derniers mois j’ai participé à plusieurs soirées et des débats spéciales « toubib« . Le but est d’y partager une expérience, et de débattre des solutions (à défaut de choisir la bonne, il faut parfois choisir la moins mauvaise). Entre les livres, les sites dédiés aux professionnels, les revues, l’accès aux connaissances n’est plus le problème. La grande difficulté est maintenant de faire un tri !

Pour s’y retrouver il faut maitriser les bons outils. Poser une question à Google tout le monde sait le faire, mais trouver la bonne réponse au bon moment c’est tout un art ! Il n’est pas pertinent lors d’une consultation, de tomber sur Doctissimo ou Wikipédia (qui m’ont d’ailleurs déjà sauvé plusieurs fois) ou pire de tomber sur des informations périmées.

Le partage d’expérience reste la « clé de voute » de la bonne utilisation de la connaissance médicale. L’évolution des recommandations, l’ajout et le retrait de nombreux médicaments (suppositoires contre la toux, di-antalvic, mediator), les déremboursements sont autant de situations qu’il faut maitriser et être capable de remettre en questions ses connaissances pour être à jour. Malgré toutes les recherches (dans des ouvrages de référence) c’est à mon sens  l’expérience humaine et la confiance que l’on a dans un interlocuteur qui est la plus rassurante.

Aujourd’hui je me rends compte que les réseaux sociaux sont la forme moderne de ces groupes de réflexion. Chaque jour je discute avec des dizaines de médecins, d’internes sur ces réseaux, chaque participant apporte son expérience en toute simplicité. Twitter et Facebook ont rendu ces échanges instantanés, les smartphones ont rendus cette connexion au monde et aux réseaux sociaux permanente.

L’utilisation  de ces réseaux est réservée à une minorité de praticiens car elle est chronophage et nécessité de s’affranchir de nombreuses barrières liées aux a prioris sur ces nouveaux moyens de communication, sur l’anonymat, et sur la confidentialité.

Caricature par Tis : phdelirium.com