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Epidémie

Grippe A : le plan du gouvernement pour la rentrée

Le dernier bilan de l’OMS fait état de 180 000 malades et de 1 462 morts dans le monde, la France et ses écoles se préparent donc à affronter la grippe A (H1N1) avec le pic de l’épidémie attendu pour les mois qui viennent. Voila un gros dossier sur lequel notre cher gouvernement a du se pencher tout l’été.

Luc Chatel, le ministre de l’Éducation nationale, a présenté son plan d’information et de prévention sur la grippe en milieu scolaire, tout en excluant « un report de la rentrée et une fermeture générale des établissements ». Sur un sujet aussi délicat les autorités n’ont pas le droit à l’erreur. Tout est donc mis en place pour réagir si la situation devenait incontrôlable (contrôler l’incontrôlable ^^). A peine publié grippe A plan de la rentrée de nombreuses critiques fusent : inefficace, anxiogène, couteux, irréalisable… mais voyons en détail de quoi il s’agit :

  1. La «fermeture préventive de tous les établissements scolaires» (jusqu’à douze semaines que dure le pic de pandémie) si le virus devient plus virulent et à partir de 3 élèves malades en une semaine. Ce sont les préfets qui prendront la décision de fermer les établissements touchés par la pandémie.
  2. Réouverture possible après 6 jours consécutifs de fermeture et nettoyage de tous les locaux.
  3. Désignation d’un enseignant référent dans le secondaire.
  4. Aménagement d’une salle dédiée aux enfants malades.
  5. Les cours de remplacement seront donnés sur France Culture, France 5 et sur Internet (6h / jour / niveau). Le Cned, a enregistré des cassettes cet été et les professeurs sont mobilisés pour répondre à leurs élèves à distance tous les mercredis durant la quarantaine.

La fermeture des écoles (vécue comme anxiogène par certains parents) est basée sur un constat : chaque année vacances scolaires agissent comme un coupe-grippe (diminution de 15 %, tandis que la pandémie est contenue)…

Une équipe de recherche franco-britannique a montré, dans The Lancet, qu’une fermeture d’école de trois mois conduirait à 16 % d’absentéisme supplémentaire chez les parents.

En l’absence de « bonne décision » il faut se concentrer sur les « moins mauvaises ». Toutes ces mesures ne seront déployées que dans le pire des cas. A suivre


Luc Chatel : grippe A H1N1
Sources : lefigaro.frladepeche.fr