Pas de risque potentiel de cancer associé à la prise de Lantus
Dans un précédent communiqué daté du 29 juin dernier, l’Afssaps a fait état de 4 études publiées dans la revue Diabetologia, ayant évalué un possible lien entre la prise d’analogues de l’insuline notamment la glargine et le risque de cancer.
Dans l’attente des résultats de l’analyse des études par l’EMEA, il était recommandé aux patients de ne pas interrompre leur traitement. A l’issue d’une analyse approfondie des données, l’EMEA conclut que ces études ne permettent pas d’établir de lien entre cette classe de médicaments et la survenue de cancer. L’EMEA et l’Afssaps confirment aux patients qu’il n’y a pas lieu de modifier leur traitement.
L’Agence européenne des médicaments (EMEA) a été informée de la publication de 4 études sur le suivi rétrospectif de patients diabétiques, en juin 2009 dans la revue Diabetologia. Ces études suggéraient, pour deux d’entre elles, un possible lien entre la survenue de cancers et la prise d’analogues de l’insuline, et en particulier d’insuline glargine. A l’issue de l’analyse de ces études, l’EMEA conclut que compte tenu des biais méthodologiques identifiés, ces études ne permettent pas d’établir de lien entre la prise d’insuline glargine et l’augmentation du risque de cancer. Leurs résultats sont en outre contradictoires.
Ainsi, le profil de risque de ces médicaments n’est pas remis en cause, et l’EMEA ne préconise pas de modifications dans leurs conditions de prescription.
En savoir plus : afssaps.fr/cancer&lantus?
