Bientot la pilule anti poux : l’Ivermectine
Une étude de l’Inserm et de l’AP-HP, publiée dans The New England Journal of Medicine, démontre l’efficacité d’un nouveau médicament contre ces parasites.
Il s’agit de l’ivermectine orale, qui se présente sous forme de cachets, deja utilisée pour la gale. Un médicament que les mamans devraient être heureuses de voir commercialisé.
Le traitement consisterait en deux prises d’un cachet à 7 jours d’intervalle, notant que l’efficacité de la lotion au malathion et celle de cette pilule ont été comparées : la première est efficace à 85% alors que la seconde l’est à 95%.
Le Pr Olivier Chosidow, dermatologue à l’hôpital Tenon (Paris) et coordonnateur de l’étude, remarque que « c’est une différence énorme en termes de santé publique. Surtout, un traitement oral permet d’éviter les erreurs d’observance auxquelles sont sujettes les lotions ».
C’est une molécule assez puissante, qui ne sera destinée qu’aux enfants sur lesquels tous les autres traitements ont échoué. Actuellement il faut faire la part des choses et bien choisir une lotion INSECTICIDE plutôt qu’un lotion insectifuge. En effet ces lotions ne tuent pas les poux et seul le passage du peigne et la recherche des lantes une a une permettent de se débarrasser des indésirables !
Quelques rappels sur l’Ivermectine (Stromectol)
L’Ivermectine est un médicament utilisé pour traiter des parasitoses mais aussi la gale. L’Ivermectine est un antihelminthique dérivé des avermectines isolées à partir de la fermentation de Streptomyces avermitilis.
- Ivermectine chez l’adultes : Par voie orale: 3 à 12 mg en dose unique (environ 150 à 200µg/kg de masse corporelle) pour l’onchocercose et les autres infections parasitaires. (par exemple 6,75 à 9 mg pour un adulte de 45 kg)
- Ivermectine chez l’enfant : L’Ivermectine n’est pas prescrite aux enfants de moins de 15 kg. Pour les enfants plus grands, la dose est de 150 µg/ kg de masse corporelle.
- Contre-indications à l’Ivermectine : L’Ivermectine est contrindiquée chez les personnes qui présentent une hypersensibilité immédiate au médicament. Elle ne doit pas être prescrite à des mères qui allaitent un nourrisson de moins de trois mois (Reynolds, 1993).

« il faut faire la part des choses et bien choisir une lotion INSECTICIDE »
Attention à la confusion. Il faut effectivement que la lotion soit « insecticide » dans le sens « tue les insectes ». Mais le principe actif peut ne pas être un « insecticide » dans le sens « pesticide ».
Les produits anti-poux sur le marché contiennent soit :
- des pesticides (Malathion) provoquant la mort du pou par action chimique neurotoxique.
- des huiles (Dimeticone, huile de noix de coco) provoquant la mort du pou par action mécanique en les asphyxiants.
Les pesticides sont de moins en moins représentés et de moins en moins conseillés en pharmacie car moins bien tolérés (au niveau cutané et respiratoire) et moins efficace (efficacité globale et phénomène de résistance).
Pour l’ivermectine, j’aurais aimé un comparatif avec les produits à actions mécanique. Ensuite, vu le foin que font les parents pour que leurs enfants n’aient pas de génériques (le fameux « pour moi oui mais vous savez pour les enfants quand même… ») / pas de parabens, etc… le passage d’un traitement local à un traitement systémique ne me parait pas si évident.