Le blog de la santé

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Archives pour janvier, 2009

Cancers : de fortes disparités selon les régions

Publié par Raphaëlle le 31 janvier - 2009

Le Figaro rend compte de la publication aujourd’hui de l’« Atlas de la mortalité par cancer en France métropolitaine de 1970 à 2004 », par l’, le Centre d’épidémiologie des causes de décès et l’Institut national du cancer.
Ce document reconstitue une sorte de sociologie sanitaire de la France.  Ainsi, les habitants des grandes villes meurent moins de cancer que ceux ayant élu domicile en banlieue Il révèle également que les écarts régionaux de mortalité par cancer restent très importants, essentiellement pour les hommes et nettement moins pour les femmes.

carte france

Les régions gagnantes : le Nord-Est et le Nord-Ouest, régions de France où l’on meurt le plus du cancer. Tous cancers confondus, le taux de mortalité reste 2 à 3 fois supérieur dans le nord que dans le sud .

Inutile de vous jeter sur les petites annonces pour déménager le plus vite possible, ces statistiques prennent en compte l’importance des comportements régionaux passés dans les manières de boire, de fumer, de manger, les rapports au corps et à la médecine.

Concernant le cancer du poumon chez les hommes, les taux de mortalité vont du simple au double quand on passe de Midi-Pyrénées au Nord-Pas-de-Calais.
Bons points pour d’autres où le taux de mortalité a régressé.  Ainsi, l’Alsace, la Bretagne universitaire et les vallées alpines ont enregistré des améliorations nettes.
Mais une nouvelle zone de mortalité qui n’existait pas est apparue de la Lorraine au Massif central le taux de mortalité par cancer, notamment du côlon ou des voies aérodigestives, est assez important dans cette zone. Il n’y a pas d’explication claire, on sait simplement que ce sont des zones qui, en se dépeuplant, ont vieilli.

Des informations intéressantes meme si elle font froid dans le dos, en tout cas pour éviter ce qui peut être évité, respectez une bonne hygiène de vie et surtout faites vous dépister !

Sécurité des circuits pour les médicaments

Publié par Raphaëlle le 30 janvier - 2009

En réponse aux nombreuses critiques suite aux décès tragiques de 2 enfants liés à des erreurs d’administration de traitement médical, la ministre de la santé Roselyne Bachelot apporte quelques réponses pour sécuriser la distribution des médicaments.

medoc

« Les outils sont hétérogènes, parfois obsolètes et mal renseignés. L’information sur la disponibilité du système de soins n’est donc pas suffisamment accessible en temps réel. Je vais moderniser la régulation. Le futur directeur général de l’agence régionale de santé aura un pouvoir d’intervention (…) La diminution de l’activité de médecine de ville observée pendant les périodes de congé entraîne une augmentation du recours aux services d’urgence. Les patients ne sont peut-être pas suffisamment informés des possibilités à leur disposition et le 15 est engorgé par des appels qui ne concernent pas de véritables urgences ».
« Je présenterai une plate-forme téléphonique et Internet permettant une information directe des citoyens »

La ministre de la Santé a par ailleurs souligné que :

« la sécurisation du circuit du médicament dans les établissements de soins doit être améliorée. Il semble y avoir un besoin de référentiel pour les professionnels. L’informatisation est aussi un enjeu majeur ».

Roselyne Bachelot a ainsi indiqué qu’elle va « missionner un groupe d’experts afin d’auditer les défaillances du circuit du médicament et proposer un référentiel opposable et réaliste, incluant toutes les contraintes de sécurité, de fiabilité, de traçabilité que l’on est en droit d’exiger ».

Il y a en effet une dissociation entre les besoins médicaux aux niveaux des urgences et du SAMU qui sont engorgés (40% des appels ne correspondent pas à une véritable urgence médicale) et les moyens mis à la disposition des personnels de santé dans ces structures : manque de moyens, de place, désorganisation des équipe. Autant de facteurs qui mettent parfois en danger les patient…

img_honorairePrésentée comme un outil permettant de limiter les dépassements d’honoraires, l’idée d’une réforme des tarifs médicaux ne fait pas l’unanimité au sein de la profession, ni auprès des associations de consommateurs.

A mi-chemin entre le secteur 1 (tarifs de la Sécurité sociale) et le (honoraires libres), le secteur optionnel permettra à trois spécialités médicales (chirurgiens, anesthésistes et gynécologues) de pratiquer 70% de leurs actes avec des dépassements d’honoraires, représentant jusqu’à 50% du tarif conventionné.

Les 30% d’actes restants le seront à des tarifs conventionnés notamment appliqués aux personnes bénéficiant de la couverture mutuelle universelle et lors de situations d’urgence médicale. En contrepartie, les praticiens bénéficieront d’une prise en charge par l’assurance-maladie de leurs cotisations sociales sur les tarifs conventionnés.

Rappel sur les secteurs conventionnels via : pratiques.fr

  • Le secteur 1, dit secteur à tarifs opposables : les médecins doivent appliquer les tarifs négociés avec les caisses d’Assurance maladie et sur lesquels sont basés les remboursements des assurés sociaux : 70 % pour une consultation médicale dans le parcours de soin (moins la franchise de 1 euro). En contre partie ces médecins bénéficient de la prise en charge d’une partie de leurs cotisations sociales par l’Assurance maladie.
  • Le , à dépassements d’honoraires : les médecins ont le droit de pratiquer des dépassements d’honoraires non remboursés par l’Assurance (sauf pour les patients bénéficiaires de la CMU). Le montant de ces dépassements est simplement « encadré » par la notion de « tact et mesure ». Il peut être pris en charge dans des proportions variables par les complémentaires santé. La mise en place du date de 1980, il était alors ouvert à tous les médecins. En 1990, l’accès au a été réservé aux praticiens nouvellement installés ayant des titres hospitaliers : essentiellement anciens chefs de clinique assistants des hôpitaux.

A lire :

Nouveau vaccin antipaludéen : essais encourageants

Publié par Raphaëlle le 28 janvier - 2009

Le plasmodium falciparum, parasite responsable du paludisme est responsable d’une morbidité et d’une mortalité importante.

20070710-moustiqueLes mesures de lutte contre cette maladie sont essentiellement préventives et bien que des progrès aient été réalisés grâce aux moustiquaires imprégnées et aux traitements à base d’artémisine, la mise en place d’un vaccin, sûr, efficace et abordable est nécessaire pour transformer la lutte contre cette maladie.Le vaccin RTS,S est composé à partir d’une partie de l’enveloppe du parasite. Il a premièrement été testé avec l’adjuvant AS02A et a montré un taux de protection de 30% chez des enfants de 1 à 4 ans. Les chercheurs ont voulu étudier l’efficacité du vaccin avec un adjuvant plus immunogène, le AS01E, chez des enfants de 5 à 17 mois.

Au total, 894 enfants ont été randomisés en 2 groupes. Parmi les 809 enfants ayant suivi toute la procédure (3 doses de vaccins et ensemble des données), 402 ont reçu le nouveau vaccin et 407 un vaccin contre la rage. A partir de 2 semaines après la 3ème dose, le nombre de cas cliniques de paludisme à plasmodium falciparum (analyse per-protocole) était de 32 dans le groupe RTS,S (7,9%) et 66 (16,2%) dans le groupe vacciné contre la rage.

Ajusté sur l’ensemble des covariables (type de moustiquaires, âge, distance du dispensaire et village), le taux d’efficacité vis-à-vis du premier ou du seul accès palustre était de 53%. En intention de traiter, les taux d’efficacité ajustés n’étaient pas calculés. Sans ajustement, la protection était de 49% . Ces résultats sont encourageants. Ils devront, toutefois, être confirmés par des études de phase 3 à plus grande échelle, dans d’autres zones géographiques et à plus long terme.

Selon l’OMS, le paludisme pose aujourd’hui un problème de santé publique dans plus de 90 pays représentant au total quelque 2,4 milliards de personnes, soit 40 % de la population mondiale. L’incidence mondiale de la maladie est estimée à 300-500 millions de cas cliniques par an et le paludisme est responsable chaque année d’un million de morts, soit plus que toute autre maladie transmissible. Des essais encourageants qui apportent de nouvelles perspectives quant à ce fléau.

Médecins libéraux : repeupler le désert

Publié par Raphaëlle le 27 janvier - 2009

Les négociations entre les syndicats de médecins libéraux et l’assurance-maladie ont-elles  une chance d’aboutir ?
les pourparlers se focalisent sur le sujet épineux de la répartition des médecins sur le territoire.

En effet, pour pallier au problème des déserts médicaux en France, l’Etat s’efforce de trouver des méthodes pour inciter, de gré ou de force dirons nous, les jeunes médecins à s’installer dans ces zones.
alliermedecins
La plupart des syndicats  de médecins sont hostiles à des mesures coercitives : elles remettraient en cause la liberté d’installation, elles décourageraient les libéraux.

De l’autre coté, l’assurance-maladie et le gouvernement proposent une «contribution» qui pénaliserait les praticiens refusant de participer à l’offre de soins dans les territoires désertés, sous forme de remplacements, d’installation de cabinets secondaires, d’aides ponctuelles ou de gardes. Cette contribution représenterait 1 % des revenus des médecins, ce que les syndicats qualifient de «taxe» inadmissible.
Les discussions sont ouvertes, pour l’instant, Roselyne Bachelot reste prudente sur le sujet.
Michel Chassang, président de la CSMF, qui déclare :

« cette taxe serait injuste, car ce n’est pas de la faute des médecins déjà installés si la zone où ils exercent est devenue excédentaire au fil du temps[...] Cette taxe serait aussi contre-productive, en incitant les jeunes confrères à se détourner encore davantage de la médecine générale ou à se diriger vers un exercice salarié. On ne se laissera pas faire. […] Il n’est pas question d’instaurer un service médical obligatoire ».

Une polémique qui n’a pas fini de déchainer les foudres ! Prendrons nous exemple sur nos voisins ? Donnez nous votre avis ! commentez cet article !

Depuis quelques années maintenant la déclaration du médecin traitant s’est généralisé et de plus en plus de patients ont accepté ce systeme et la réalisation du « parcours de soin. »

Toutes fois, un durcissement des pénalités devrait entrer en vigueur dans les prochains jours pour les assurés qui n’ont pas déclaré de médecin traitant à la Sécurité sociale. Le ticket modérateur (somme qui reste à la charge du patient lorsqu’il ne respecte pas le parcours de soins coordonné) va être augmenté de 20 % : il va passer de 50 % à 70 %.

Vincent Rébeillé- Borgella, vice-président de MG France (généralistes) explique :

« Nous ne sommes pas défavorables à cette mesure sur le principe. Le problème, c’est qu’il ne s’agit que d’une pénalité financière. Le parcours de soins tel qu’il existe aujourd’hui ne structure pas l’offre de soins comme le prévoyait la loi de 2004. Nous attendons toujours une définition claire du rôle du généraliste. »

De son côté la CSMF (La CSMF rassemble des syndicats de médecins, pour la plupart libéraux) déclare :

« En décidant de pénaliser les patients par une nouvelle hausse de 20 % du ticket modérateur en cas de non-respect du parcours de soins, le gouvernement rend désormais celui-ci obligatoire, estime  Le gouvernement franchit le pas et se dirige clairement vers la filière de soins à la britannique. »

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Lutte contre les infections nosocomiales : la France progresse

Publié par Vincent le 23 janvier - 2009

nosocomialeLes infections nosocomiales touchent chaque année plusieurs centaines de milliers de personnes et, selon une enquête de 2001, en tuent près de 4.000.

Roselyne Bachelot, ministre en charge de la Santé s’est félicitée hier des nombreux progrès réalisés en matière de lutte contre les infections nosocomiales.

«Tous les indicateurs du tableau de bord sont en nette amélioration»

«Nos établissements de santé sont de plus en plus mobilisés dans la lutte contre les infections nosocomiales : pour plus de 85%, cette implication ressort comme bonne ou très bonne».

La prévalence des infections nosocomiales est de 4,97% dans notre pays, contre 9,3% en Grèce, 9% en Finlande ou 6,7% en Espagne.

Autre point positif, la consommation d’antibiotiques enregistre une baisse de 23,4% depuis 2002. Ce recul équivaut à près de 27 millions de traitements inutiles évités.

Le programme national de prévention des infections nosocomiales va donc s’étendre jusqu’en 2012. Rappelons qu’un numéro de téléphone, le 0820 03 33 33 (0,15 euros/min), permet aux usagers d’obtenir des informations sur le tableau de bord des infections nosocomiales en France.

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